Les villes kurdes en proie à des violences du régime Erdogan

Le président turc Recep Tayyip Erdogan persiste sur sa stratégie de chaos avant les élections législatives de 1er novembre. Près de 130 zones ont été placées sous régime d’exception. Les chars, les tireurs d’élite et les forces spéciaux connues pour leurs crimes de guerre ont été déployés dans les villes kurdes.

Alors que la communauté internationale voit la “honte de l’humanité échouée” dans l’image d’Aylan Kurdi, ce petit enfant kurde de trois ans gisant sur une plage de Bodrum, d’autres enfants continuent d’être massacrés par des forces étatiques.

Au moment où le président turc Recep Tayyip Erdogan accusait les Européens d’avoir fait de la Méditerranée «un cimetière de migrants» et demandait à l’humanité de rendre des comptes, les forces armées sous ses ordres étaient en train de mettre le chaos dans toute la région kurde.

Depuis le juin dernier, près de 80 civils dont plusieurs enfants ont été tués par les forces de l’ordre de Recep Tayyip Erdogan qui veut instaurer son régime dictatorial.

La ville kurde de Cizre, dans la province de Sirnak, subit un répression mortelle de la police du régime AKP depuis plusieurs semaines.

Au moins quatre personnes ont été tuées dans cette ville par les forces armées turques au cours des trois derniers jours.

De nombreuses personnes dont un enfant de trois ans ont en outre été blessées. Parmi ces personnes, un enfant de 15 ans a été visé par un tireur d’élite turc dans le quartier de Nur.

Plusieurs blessés n’ont pas accès aux soins médicaux, car il y a un blocus autour des quartiers où il y a des affrontements. Toute la ville résiste farouchement contre les attaques du régime AKP.

A Silopi, toujours dans la province de Sirnak, un jeune kurde âgé de 28 ans a été tué par des policiers turcs qui ont ouvert le feu depuis une véhicule blindée.

Un autre jeune, Abdullah Erdem, a été grièvement blessé le dimanche 6 septembre à Sur, dans la province de Diyarbakir, après avoir reçu deux balles aux pieds suite à un tir de policier.

A Nusaybin, un district de Mardin, les policiers du régime ont sauvagement battu un enfant de 15 ans, avant de laisser son corps immobile dans la rue, en se persuadant qu’il est mort. Ce garçon a été transporté dimanche à l’hôpital par des habitants.

Le régime AKP sème la terreur dans les villes kurdes depuis 24 juillet, début des bombardements de l’aviation turque contre les zones du PKK, qui intervient au 92e anniversaire du Traité Lausanne, signé au 24 juillet 1923. Ce Traité signifie à la négation et l’anéantissement de tous les autres composants de ce pays, notamment les Kurdes. MA